Ma stratégie ridiculement simple pour investir en bourse

Comment j'investis mon argent pour financer ma retraite précoce? Ma stratégie est ridiculement simple, mais elle fonctionne!

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Quand j’annonce à quelqu’un que j’ai pris ma retraite à 39 ans, j’ai typiquement deux réactions. Soit on me juge silencieusement. Je perçois un regard qui veut dire « Ce gars-là est louche! ». Soit on veut tout savoir, particulièrement comment j’ai investi mon argent pour atteindre mon objectif.

Dans les deux cas, quand j’explique ma stratégie, je constate la déception dans les yeux de mon interlocuteur. Pas de cryptos, pas de penny stocks, pas de vente pyramidale sur Amazon… juste du gros bon sens.

Histoire de briser les illusions nourries par les nombreux arnaqueurs du web, voici comment j’investis en bourse pour financer ma retraite précoce:

Quelle est ma plateforme de choix?

Pour moi, l’indépendance financière passe par l’affranchissement des banquiers (dans la mesure du possible). Ainsi, je gère moi-même mes placements. Pas question de donner 2% de mes rendements à une institution financière.

Pour ce faire, j’utilise deux plateformes de courtage, Wealthsimple et Pro-Investisseurs CIBC. La première me permet d’éviter les frais de transaction à l’achat et à la vente de titres, la deuxième me permet de transiger en devise américaine. Bien que Wealthsimple soit la plateforme la moins coûteuse, elle impose des frais lors de conversion CAD-USD, alors j’en ai besoin d’une deuxième pour transiger en dollars verts.

Pourquoi CIBC? Simplement parce que j’ai profité d’une promotion. En transférant une partie de mes actifs vers cette banque, j’ai reçu un juteux bonus. À mes yeux, toutes les plateformes des grandes banques sont TRÈS similaires. Je suis donc TRÈS infidèle. Je transfère mes placements d’une banque à l’autre au gré des promos.

Dans quel titre j’investis?

J’ai fait du stock picking (trop) longtemps, alors je traîne dans mon portefeuille plusieurs actions individuelles d’entreprise. Certes, depuis quelques années, j’investis dans les Fonds Négociés en Bourse (FNB). Ces fonds sont composés d’actions et/ou d’obligations, sont diversifiées et très peu coûteux, généralement dix fois moins coûteux que les fonds communs de placement offerts à la banque.

Grâce aux nouveaux FNB à allocation d’actifs, il suffit d’acheter un seul de ces titres pour se bâtir un portefeuille complet et diversifié. C’est LA solution tout-en-un, selon moi.

Bien qu’il existe une panoplie de FNB à allocation d’actifs répondant au profil de chaque investisseur (consulter la liste ici), mon choix s’est arrêté sur le Vanguard All-Equity ETF Portfolio, VEQT pour les intimes.

Ce fonds composé à 100% d’actions est relativement risqué puisqu’il ne contient aucun titre à revenu fixe (obligations). Or, je compense cette prise de risque en gardant une partie de mon pactole en cash. Ceci me permet de couvrir mes dépenses quand la bourse chute (comme présentement), sans devoir décaisser mes placements à perte.

REER ou CELI?

Je ne me suis jamais posé cette question lorsque j’étais sur le marché du travail. Avec un taux d’épargne de 50%-60%, je maximisais systématiquement ces deux comptes.

Si j’avais eu à prioriser un compte ou l’autre, j’aurais plafonné mon CELI en début de carrière. Avec un horizon de placement lointain, j’y aurais placé des titres plus risqués pour profiter plus tard de gains substantiels non imposables.

Puis, lorsque mon salaire aurait augmenté, disons à 50 000$/an, j’aurais priorisé mon REER pour réduire le montant de mes revenus imposables et obtenir un généreux retour d’impôt (investi par la suite dans mon CELI).

Si j’avais des enfants, le REEE aurait été ma priorité absolue. La subvention gouvernementale de 30% est juste imbattable.

Comment je gère mon portefeuille?

Je prône une approche passive. Autrement dit, je n’ai absolument pas le goût de passer mon temps à gérer mon portefeuille. Ça tombe bien, il s’agit aussi de l’approche la plus rentable (à mon humble avis).

En bâtissant un portefeuille diversifié et en gardant une perspective à long terme, sans essayer de battre le marché en transigeant frénétiquement, on obtient un meilleur rendement et on dort mieux la nuit.

La bonne nouvelle est que les FNB tout-en-un sont automatiquement rééquilibrés. Aucune intervention de la part de l’investisseur n’est nécessaire. Dans mon cas, ça me permet de faire ce que je fais de mieux, c’est-à-dire RIEN.

Même quand les pseudo analystes annoncent l’effondrement total de l’économie, le big reset ou bien une invasion de zombies, je ne touche à rien et je garde le cap.

Ça monte, ça chute, ça remonte, ça rechute… C’est la nature du jeu! Néanmoins, historiquement, sur une longue période, la tendance est à la hausse. Il suffit d’être patient.

« The stock market is a device which transfers money from the impatient to the patient. » - Warren Buffett

Et vous?

Pourquoi je vous raconte tout ça? Pour dédramatiser l’autogestion. Les peurs, souvent véhiculées par les vendeurs à commission, ne font que nous garder enchaînés à des produits et à des services très lucratifs pour eux.

Il est temps de penser aux profits de votre entreprise (votre fonds de liberté). Les banques vont bien s’en sortir sans vous, ne vous inquiétez pas pour elles!

Je pense que la meilleure façon de savoir si l’autogestion est pour vous est de l’essayer. Peut-être ouvrir un compte de courtage et y placer un petit montant pendant quelques mois? Vous serez à même de constater votre tolérance au risque et aux fluctuations du marché.

Puis, selon votre niveau de confort et votre situation financière, vous pourrez ajouter des fonds progressivement. Vous deviendrez petit à petit maître de votre destinée, le PDG de votre vie.

Le jeune retraité (JeuneRetraite.ca)

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