Changer d’emploi : 8 erreurs financières à éviter avant de démissionner

Un nouvel emploi peut offrir un meilleur salaire, davantage de flexibilité ou de nouvelles possibilités d’avancement. Mais avant de remettre votre lettre de démission, certaines vérifications financières s’imposent. Voici 8 erreurs à éviter pour que cette nouvelle aventure ne se transforme pas en échec financier.

Changer d’emploi : 8 erreurs financières à éviter avant de démissionner

Changer d’emploi peut être une excellente façon d’augmenter son revenu, d’obtenir de meilleures conditions de travail ou de relancer sa carrière. Lorsqu’une offre se présente, on a toutefois tendance à comparer uniquement le salaire offert sans analyser la rémunération globale.

En effet, un changement d’emploi peut avoir plusieurs conséquences financières. Entre autres, un délai avant le premier chèque de paie, la perte d’avantages sociaux ou l’impact sur le régime de retraite. Dans certains cas, une offre qui semble avantageuse à première vue peut même réduire votre marge de manœuvre financière.

Avant de remettre votre démission, prenez le temps d’analyser l’impact d’un changement de carrière. Voici 8 erreurs à éviter pour que votre prochain emploi soit vraiment bénéfique pour vos finances.

1. Ne pas prévoir un budget de transition

Il faut savoir que plusieurs semaines peuvent s’écouler entre votre dernier jour chez votre employeur actuel et la réception de votre premier chèque de paie. Vous pourriez également devoir attendre quelque temps avant l’entrée en vigueur de vos assurances collectives ou de vos avantages sociaux.

Si votre budget est déjà serré, cette transition peut créer un stress financier important. Il est donc préférable de prévoir comment vous couvrirez vos dépenses courantes pendant cette période.

Prenez donc le temps de vérifier la date de votre premier versement de salaire, la durée de la période de probation et les délais d’admissibilité aux différents avantages sociaux. Un fonds d’urgence vous aidera également à traverser cette transition plus sereinement.

2. Comparer uniquement le salaire

Lorsqu’une nouvelle offre d’emploi se présente, le salaire est souvent le premier élément que l’on regarde. Pourtant, une rémunération globale comprend bien plus que le montant inscrit sur votre chèque de paie.

Par exemple, un poste offrant un salaire légèrement inférieur pourrait inclure davantage de vacances, un meilleur régime de retraite, des assurances plus généreuses ou encore un horaire plus flexible. À l’inverse, une hausse salariale peut parfois être accompagnée d’avantages moins intéressants ou de dépenses supplémentaires.

D’ailleurs, il est important de tenir compte du revenu net plutôt que du salaire brut. En effet, une augmentation salariale ne se traduit pas automatiquement par le même montant dans votre compte bancaire. Les impôts, les cotisations et certains avantages imposables peuvent réduire l’écart réel entre les deux offres. Pour mieux comprendre ce phénomène, consultez notre article sur le taux effectif marginal d’imposition (TEMI). Vous découvrirez pourquoi une partie de votre augmentation peut être absorbée par l’impôt ou la diminution de certaines prestations gouvernementales.

3. Négliger son régime de retraite

Un changement d’emploi peut avoir des conséquences importantes sur votre épargne-retraite. Pourtant, cet aspect est souvent relégué au second plan lorsqu’on évalue une nouvelle offre.

Si vous participez à un régime de retraite ou à un REER collectif, renseignez-vous sur ce qu’il adviendra des sommes accumulées. Selon votre situation, vous pourriez devoir transférer les fonds dans un compte immobilisé, un REER ou le régime de votre nouvel employeur.

Prenez également le temps de comparer les régimes offerts. Une contribution de l’employeur ou un régime à prestations déterminées peut représenter une valeur considérable à long terme.

Même si la retraite semble loin, les décisions prises aujourd’hui peuvent avoir un impact important sur votre sécurité financière future.

4. Oublier de vérifier les avantages sociaux

Les assurances collectives représentent souvent une part importante de la rémunération globale. Malheureusement, plusieurs travailleurs découvrent leurs nouvelles protections seulement après leur entrée en fonction.

Avant d’accepter une offre, informez-vous sur les protections offertes : assurance médicaments, soins dentaires, assurance invalidité, assurance vie, services paramédicaux ou programme d’aide aux employés.

Vérifiez également les délais d’admissibilité. Certains employeurs exigent une période d’attente avant que les protections entrent en vigueur. Pendant cette période, vous pourriez devoir assumer vous-même certaines dépenses ou trouver une solution temporaire.

Cette vérification est particulièrement importante si vous avez des besoins médicaux réguliers ou une famille à charge.

5. Quitter au mauvais moment

Le moment choisi pour quitter un emploi peut avoir un impact financier plus important qu’on le croit.
Certaines entreprises versent des bonis annuels, des participations aux bénéfices, des commissions ou des contributions particulières à des régimes d’épargne à des dates précises. Dans certains cas, quitter quelques semaines trop tôt peut vous faire perdre des sommes importantes.

Avant de remettre votre démission, vérifiez les conditions liées à ces versements. Assurez-vous également de comprendre les règles entourant les vacances accumulées, les journées de maladie monnayables ou toute autre rémunération différée.

Parfois, retarder son départ de quelques semaines peut faire une différence significative sur le plan financier.

6. Accepter l’offre sans négocier

Plusieurs travailleurs hésitent à négocier par crainte de nuire à leur embauche. Pourtant, une fois qu’un employeur a choisi un candidat, il est souvent possible de discuter de certaines conditions.

La négociation ne concerne pas uniquement le salaire. Vous pourriez également obtenir davantage de vacances, un horaire flexible, des journées de télétravail, une prime d’embauche ou un remboursement de certaines dépenses professionnelles.

Avant de discuter avec votre futur employeur, identifiez les éléments qui sont les plus importants pour vous. Une semaine de vacances supplémentaire ou un horaire mieux adapté à votre réalité familiale peuvent valoir davantage qu’une légère augmentation salariale.

7. Sous-estimer les coûts cachés du nouvel emploi

Une nouvelle offre peut sembler avantageuse jusqu’à ce que l’on tienne compte des dépenses qu’elle entraîne.

Le temps de déplacement, l’essence, le stationnement, les repas pris à l’extérieur, les vêtements professionnels ou encore les frais de garde supplémentaires sont différents frais qui s’accumulent rapidement.

Ces dépenses peuvent réduire le gain financier associé à un nouveau poste. Avant de prendre votre décision de changer d’emploi, essayez d’estimer les coûts supplémentaires que vous devrez assumer mensuellement. Vous obtiendrez ainsi un portrait plus réaliste de l’impact du changement dans votre budget.

Vous souhaitez comparer facilement différents scénarios? Notre application budgétaire peut vous aider à évaluer l'effet de ces nouvelles dépenses sur vos finances et à déterminer si ce changement d'emploi est réellement avantageux.

8. Sous-estimer les risques liés à la période de probation

Même lorsqu’un nouvel emploi semble parfait sur papier, une certaine part d’incertitude demeure.
Durant la période de probation, l’employeur évalue si vous répondez à ses attentes. Mais de votre côté, vous découvrirez également la culture d’entreprise, vos responsabilités réelles et votre environnement de travail.

Dans certains cas, l’emploi peut prendre fin plus rapidement que prévu ou simplement ne pas correspondre à ce qui avait été présenté lors du processus d’embauche.

Sans éviter à tout prix de changer d’emploi, il est prudent de prévoir une marge de sécurité financière. Un fonds d’urgence adéquat peut vous permettre d’aborder cette période avec plus de confiance et de sérénité.

Avant de quitter un emploi stable, assurez-vous d’être prêt à composer avec une part de risque.

Conclusion

Changer d’emploi peut représenter une excellente occasion d’améliorer votre situation financière. Encore faut-il évaluer l’ensemble des conséquences de cette décision.

Le salaire est important, mais il ne raconte jamais toute l’histoire. Les avantages sociaux, le régime de retraite, les coûts cachés et le moment choisi pour quitter votre emploi peuvent aussi faire une réelle différence.

En prenant le temps de comparer chaque élément, vous éviterez les mauvaises surprises. Vous pourrez surtout choisir un emploi qui répond à vos objectifs professionnels, personnels et financiers.

Vous songez à changer d’emploi? Prenez quelques minutes pour dresser la liste des éléments à comparer avant d’accepter une nouvelle offre. Votre portefeuille, et votre tranquillité d’esprit vous en remercieront.

FAQ

Puis-je négocier une offre d’emploi même si le salaire est déjà indiqué?

Oui. Le salaire n’est pas le seul élément négociable. Selon l’employeur, il peut être possible de discuter des vacances, du télétravail, de l’horaire, des primes et d’autres avantages.

Combien d’argent devrais-je avoir avant de changer d’emploi?

Il n’existe pas de montant universel. L’idéal est d’avoir suffisamment d’épargne pour couvrir vos dépenses si votre premier chèque de paie tarde à arriver. Un fonds d’urgence couvrant de trois à six mois de dépenses vous protégera également si un imprévu survient pendant votre période de probation.

Que devient mon régime de retraite lorsque je quitte mon emploi?

Tout dépend du type de régime offert par votre employeur. Les sommes peuvent parfois être transférées dans un REER, un compte de retraite immobilisé (CRI) ou le régime de votre nouvel employeur. Informez-vous avant de prendre une décision.

Dois-je accepter une offre qui propose un meilleur salaire, mais moins d’avantages sociaux?

Pas nécessairement. Comparez toujours la rémunération globale. Des assurances, un régime de retraite ou davantage de vacances peuvent compenser un salaire légèrement inférieur.

Quel est le meilleur moment pour remettre sa démission?

Vérifiez d’abord si vous êtes admissible à un boni, à une participation aux bénéfices, à une commission ou à d’autres sommes versées prochainement. Attendre quelques semaines peut parfois être avantageux.

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