Je ne suis pas millionnaire, mais je suis libre!

Partir marcher pendant des mois, ralentir son rythme de travail et choisir la liberté plutôt que l’accumulation. Pour plusieurs, cela semble inaccessible. Pourtant, derrière ce mode de vie se cachent souvent des années de décisions financières, bonnes comme mauvaises. Dans ce témoignage, Yannick raconte comment ses choix, ses erreurs et une prise de conscience importante l’ont amené à redéfinir ce que signifie vraiment la liberté financière.

Je ne suis pas millionnaire, mais je suis libre!

Yannick a participé à la 53e cohorte du programme EN ROUTE. Il a terminé sa formation en février dernier. Travailleur autonome et grand amateur d’aventure, il a progressivement transformé sa relation à l’argent en repensant ses priorités et ses choix de vie.

Dans ce témoignage, il raconte avec franchise son parcours et ses erreurs financières. Il explique aussi les prises de conscience qui l’ont amené à privilégier une chose plus précieuse que l’accumulation : la liberté.

Comment tu fais?

C’est la question qu’on me pose le plus souvent : comment fais-tu pour partir à l’aventure si souvent et aussi longtemps?

Certains me disent qu’ils ne pourraient jamais partir à cause des enfants. D’autres expliquent que leur travail est trop exigeant. Et la grande majorité me dit qu’ils n’ont pas les revenus nécessaires pour couvrir les dépenses courantes en plus des frais d’un voyage.

Chacun a ses raisons, et chacun m’envie à sa façon.

Mais mon objectif n’est pas de rendre ma vie plus intéressante qu’une autre. C’est justement l’un des pièges des réseaux sociaux : on passe notre temps à se comparer et à désirer ce que l’on n’a pas.

Une chose que nous avons tous en commun, par contre, c’est le pouvoir de choisir. Notre vie d’aujourd’hui est le résultat des décisions prises il y a 5, 10, 20, parfois même 30 ans.

Bien entendu, j’ai fait de mauvais choix. Mais j’ai aussi fait de bons choix. Un de mes meilleurs coups a été de commencer à épargner jeune. À 18 ans, ma sœur, qui a 12 ans de plus que moi, m’a initié aux placements en me présentant à sa conseillère financière à la Caisse populaire de mon quartier. Je ne comprenais pas tout, mais j’ai commencé quand même.

Depuis maintenant 26 ans, je mets de l’argent de côté. Chaque mois. Chaque année. Comme travailleur autonome, ce n’est pas toujours évident. Mes revenus sont cycliques et irréguliers. Certains mois sont plus faciles que d’autres. Mais la constance, elle, a fait toute la différence.

Avec le temps, les intérêts composés ont commencé à travailler pour moi. Aujourd’hui, à 44 ans, je peux ralentir mon rythme de travail. Pas parce que je suis millionnaire, mais parce que j’ai acheté quelque chose de très précieux : un peu plus de liberté.

Dernièrement, j’ai participé au programme EN ROUTE de Youcef Ghellache. C’est lui qui est gestionnaire de la page Facebook « L’argent ne dort jamais ». Cette formation de cinq semaines m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie, mais aussi qu’il me restait encore du travail à faire.

J’aurais vraiment aimé le rencontrer à l’âge de 20 ans.

Pour atteindre la liberté financière, il faut commencer par la base

La formation m’a ramené à l’essentiel : faire un budget et connaître mon chiffre magique. Combien me faut-il réellement chaque mois pour répondre à mes besoins de base?

Pas pour impressionner. Pas pour maintenir une image. Simplement pour vivre. C’est là que j’ai reçu mes quatre vérités en pleine face!

J’ai fait plusieurs gaffes financières dans ma vie, souvent dans le simple but d’épater la galerie. Un beau condo trop cher à Blainville. L’achat de nombreuses voitures pour répondre à de faux besoins. Oui, oui! On a tous besoin d’une décapotable et une voiture de luxe avec sièges chauffants.

Toutes ces décisions influencées par mon égo portent un nom. On appelle ça le coût de renonciation. Et je vous explique ce que c’est.

Chaque dollar dépensé aujourd’hui est un dollar qui ne travaille pas pour ta liberté demain.

Prenons un exemple simple : vous achetez un café Starbucks à 5 $ tous les jours lorsque vous allez travailler. Cela représente environ 25 $ par semaine. Sur 52 semaines, on parle d’environ 1 300 $.

Si ce montant est investi chaque année pendant 20 ans à un rendement de 5 %, cela représente plus de 43 000 $. Imaginez maintenant un paiement de voiture de 700 $ par mois pendant sept ans!

Aujourd’hui, je serais probablement millionnaire si j’avais évité certaines de ces décisions. Mais il ne sert à rien de se taper sur le coco. Il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main.

Le choc de la pandémie

La pandémie a été un moment charnière pour moi. Du jour au lendemain, j’ai perdu tous mes revenus. Le choc total. Je me suis retrouvé face à une réalité simple : beaucoup trop de paiements mensuels.

Je ne pouvais pas prendre le risque de continuer ainsi.

J’ai donc pris une décision difficile : tout vendre. Le condo. Le camion. À perte. Les acheteurs ont probablement fait une excellente affaire. C’était juste avant le boom immobilier et la folie du van life.

Financièrement, ce n’était peut-être pas la meilleure transaction. Mais intérieurement, ce fut un immense soulagement. Peu après, j’ai traversé le Canada à pied. Plus de 10 000 kilomètres. Cette expérience a complètement changé ma vision de la vie.

Se libérer du matériel

À mon retour, je me suis débarrassé de plus de la moitié de mes biens. Se libérer du matériel, ce n’est pas seulement faire du ménage. C’est créer de l’espace : dans sa maison, dans son horaire et dans sa tête.

Il y a quelques années à peine, j’avais un condo, un chalet, deux voitures (sans compter celle de ma conjointe) et toutes les factures qui venaient avec. Je croyais que j’étais heureux et prospère.

La pandémie a frappé et j’ai perdu tous mes revenus. Oui, j’ai tout vendu à perte. Mais en faisant ce choix et en habitant dans mon petit chalet, j’ai réalisé une chose importante. Je n’étais peut-être pas millionnaire, mais j’avais la liberté de réaliser mes rêves.

Aujourd’hui, j’ai moins… mais je suis libre.

Revenir à l’essentiel

Je suis revenu à mes amours, soit l’animation de mariages et d’événements corporatifs. Mais avec une différence majeure : aujourd’hui, je me permets de dire non. Si un événement ne correspond pas à mes valeurs ou à mes objectifs, je refuse.

J’ai aussi suivi des formations pour devenir célébrant de vie. Je travaille à temps partiel dans une boutique de plein air à Tremblant, ce qui me permet de pratiquer mon anglais et de travailler avec une belle équipe. Et surtout, je prends le temps de lire et d’apprendre davantage sur l’économie et le frugalisme.

Aujourd’hui, grâce à ma sœur, à ma rigueur et à mon goût d’apprendre et de découvrir, je peux dire que je suis libre.

J’ai atteint mon but : vivre ma vie idéale.

🎯 Si ce type de parcours vous interpelle, découvrez les témoignages de Jimmy et de Benoît. Eux aussi ont transformé leur relation à l’argent et leurs choix financiers.

La liberté financière est un choix

Pour la suite, il faut garder le cap. Le plus difficile est souvent de résister à la pression sociale et au marketing qui nous pousse constamment à consommer davantage. C’est facile de se laisser tenter par une voiture neuve à seulement 350 $ par deux semaines. Surtout avec les beaux sièges en cuir!

Mais moi, je préfère partir trois mois marcher en Europe.

En conclusion

Le parcours de Yannick rappelle que la liberté financière ne repose pas seulement sur les revenus ou les sommes accumulées. Il repose surtout sur les choix que l’on fait au fil du temps. Et parfois, tout commence par une simple prise de conscience.

Si ce témoignage vous inspire, vous pouvez réserver une rencontre découverte pour en apprendre davantage sur le programme EN ROUTE. Peut-être peut-il vous aider, vous aussi, à transformer vos finances.

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Photo de Youcef Ghellache
Youcef Ghellache

PDG • Educfinance

Youcef est le fondateur du groupe Facebook : « L’argent ne dort jamais », la plus grande communauté de finance au Québec avec plus de 145 000 membres.

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