Au moment d’acheter une première maison, on pense souvent que le plus difficile est d’être accepté pour un prêt hypothécaire. En réalité, les erreurs les plus coûteuses se glissent souvent juste avant ou après la signature du prêt.
Et c’est là que plusieurs acheteurs se retrouvent coincés avec une maison mal adaptée à leur besoin, des paiements trop élevés ou des surprises qu’ils n’avaient pas prévues.
Voici 5 erreurs qu’ils ont faites et que vous voulez absolument éviter.
1. Magasiner sans une préapprobation hypothécaire
Chercher une première résidence sans préapprobation hypothécaire, c’est un peu comme planifier un voyage sans connaître son budget. On regarde des destinations, on rêve d’un lieu idyllique, sans savoir ce qui est réellement accessible.
Avant de visiter des maisons, prenez le temps d’obtenir une préapprobation. Ce document valide votre capacité d’emprunt en considérant vos revenus, vos dettes, votre dossier de crédit et votre mise de fonds. Vous recevrez un montant de prêt approximatif ainsi qu’un taux d’intérêt. Vous aurez ainsi un point de repère concret pour entreprendre vos recherches. Sans cette information, c’est facile de s’attacher à une propriété qui dépasse votre budget.
La préapprobation renforce également votre crédibilité auprès du vendeur. Dans un marché compétitif, un acheteur préapprouvé inspire davantage confiance, car il réduit le risque que la transaction tombe à l’eau.
💡 Bon à savoir : la préapprobation ne remplace pas l’approbation finale du prêt. Une fois la propriété choisie, le prêteur analysera à nouveau votre dossier et les conditions de l’offre avant de confirmer le financement. Elle reste toutefois un point de départ essentiel pour encadrer vos démarches.
2. Sous-estimer les frais d’acquisition
Au moment d’acheter une première maison, plusieurs acheteurs concentrent leur attention sur la mise de fonds et le paiement hypothécaire. Pourtant, une série de frais s’ajoutent autour de la transaction. Ces frais peuvent représenter plusieurs milliers de dollars et les acheteurs de condo ne sont pas épargnés.
Voici certains frais que vous pourriez devoir assumer :
Individuellement, ces frais semblent raisonnables. Mais s’ils s’additionnent, ils peuvent exercer une pression importante sur votre budget. Les anticiper vous évitera un stress inutile et vous aidera à faire des choix éclairés.
3. Renoncer à l’inspection préachat
Dans un marché compétitif, certains acheteurs choisissent de renoncer à l’inspection pour rendre leur offre plus attrayante. Sur le moment, cela peut sembler un bon choix stratégique. Pourtant, c’est souvent l’une des décisions les plus risquées du processus d’achat.
Une inspection professionnelle permet de repérer des signes de problèmes invisibles à l’œil nu. Par exemple, des indices d’infiltration d’eau, des fissures dans la fondation, une toiture en fin de vie ou des problèmes de drainage. Sans cette inspection, plusieurs éléments peuvent passer inaperçus aux yeux d’un premier acheteur.
Le coût des réparations repérables par un inspecteur peut grimper rapidement. Une réparation majeure, comme un toit à refaire, représente des dizaines de milliers de dollars. Et une fois la transaction complétée, ni la banque, ni l’assureur ne couvriront ces travaux.
Renoncer à l’inspection, c’est accepter une part importante de risque et acheter un peu à l’aveugle.
4. Choisir son prêteur uniquement en fonction du taux affiché
Au moment de choisir une hypothèque, le taux d’intérêt attire toute l’attention. C’est souvent le premier chiffre que l’on compare, parfois même le seul.
Pourtant, une hypothèque ne se résume pas à son taux. Les conditions qui l’accompagnent ont une valeur financière bien réelle. Fréquence des paiements, options de remboursement anticipé, pénalités : ces éléments influencent directement votre flexibilité et le coût total de votre financement. Un produit légèrement moins avantageux du côté du taux d’intérêt pourrait tout de même mieux répondre à vos besoins.
Par exemple, vous choisissez un prêt à 4,9 % plutôt qu’un autre à 5,1 %. Sur papier, l’économie est intéressante. Mais si ce prêt limite les remboursements anticipés ou impose des pénalités élevées, vous pourriez perdre l’avantage d’un bas taux.
Se concentrer uniquement sur le taux affiché, c’est regarder une partie du portrait seulement.
5. Acheter sur un coup de cœur
Acheter une maison, c’est aussi une décision émotionnelle. On regarde les propriétés à vendre en ligne, et, en quelques minutes, on s’imagine vivre dedans. Le problème, c’est que les décisions financières basées sur les émotions sont rarement profitables.
Lorsque l’émotion s’ajoute à la pression du marché ou de l’entourage, certains acheteurs prennent une décision précipitée. Ils veulent sécuriser la propriété avant de « la perdre », quitte à ignorer certains signaux ou repousser leurs limites financières.
Pourtant, une maison ne se résume pas à un paiement hypothécaire. Elle implique des responsabilités, des coûts d’entretien et une capacité à absorber les imprévus. Une hausse des taux, une perte d’emploi ou une dépense importante peuvent rapidement transformer un projet excitant en source de stress.
Comparer son loyer actuel à un paiement hypothécaire est aussi trompeur. Les taxes, les assurances, l’entretien et les réparations s’ajoutent à la facture et peuvent affecter votre budget. Sans compter le facteur temps que nécessite l’entretien d’une maison et de son terrain.
Avant de faire une offre, il est essentiel de prendre un pas de recul. Êtes-vous prêt, financièrement et mentalement, à assumer cette propriété à long terme?
En conclusion
Acheter une première maison est un projet excitant, mais bien souvent le premier risque financier que l’on prend. Et certaines erreurs, facilement évitables, peuvent coûter très cher.
Si vous envisagez d’acheter une propriété prochainement, vous pourriez avoir avantage à revoir les étapes du processus pour ne rien laisser au hasard.
