Les publicités nous présentent souvent la retraite comme une période de vie idéale. Elles évoquent des voyages, des restaurants, du temps pour ses passions, sans oublier le chalet au bord d’un lac.
Dans ce monde utopique, la retraite n’est pas une source d’inquiétude. Elle est plutôt associée à une forme d’accomplissement, tant personnel que matériel. Pourtant, les données publiées récemment au Québec dressent un portrait différent.
Selon un sondage Léger réalisé en mars 2026 pour Le Journal de Montréal, 53 % des Québécois de 50 ans et plus craignent de manquer d’argent à la retraite. Cette proportion atteint 60 % chez les femmes et grimpe à 76 % chez les ménages dont le revenu est inférieur à 40 000 $.
Du côté des retraités, la réalité est tout aussi révélatrice. En 2023, plus de la moitié des Québécois de 65 ans et plus vivaient avec un revenu brut inférieur à 35 000 $.
Ces chiffres permettent de mieux comprendre pourquoi la retraite est aujourd’hui perçue comme une source d’inquiétude pour plusieurs. Ils montrent également que les parcours financiers menant à la retraite sont loin d’être uniformes.
Deux réalités opposées
L’analyse de ce sondage démontre que la retraite ne se vit pas de la même façon pour tous.
On observe essentiellement deux réalités. D’un côté, les personnes qui bénéficient d’un régime de retraite offert par l’employeur. De l’autre, celles qui n’en ont pas et qui doivent compter principalement sur les programmes publics et leurs économies personnelles.
Cet écart explique en grande partie les différences de niveau de vie observées à la retraite.
Les données présentées dans les médias regroupent donc des situations très variées. Elles incluent des parcours marqués par des revenus élevés, comme des trajectoires plus fragiles, avec peu d’épargne ou des interruptions de carrière. Entre autres, chez les femmes qui doivent souvent composer avec un congé de maternité ou un emploi à temps partiel.
Ce constat est préoccupant, mais il peut devenir un point de départ transformateur. Il invite à réfléchir à ses propres choix financiers, à ses attentes pour la retraite et aux moyens que l’on est prêt à mettre en place pour l’atteindre.
Des erreurs évitables
Les écarts observés à la retraite ne s’expliquent pas uniquement par la différence de revenu. Ils sont aussi liés à certaines décisions prises au fil des années. Non pas par manque de discipline ou de volonté, mais plutôt par manque de préparation et de connaissances.
Le sondage indique d’ailleurs que 21 % des Québécois de 50 ans et plus n’ont toujours pas commencé à épargner pour la retraite.
Parmi les erreurs qui reviennent le plus souvent, on retrouve celle de :
- Se fier uniquement aux programmes publics. Bien qu’ils constituent une base importante, ils ne permettent généralement pas de couvrir l’ensemble des besoins à la retraite.
- Reporter l’épargne. Attendre un moment plus stable ou un revenu plus élevé peut sembler logique, mais ce délai réduit les possibilités à long terme.
- Négliger l’optimisation fiscale. Deux personnes ayant des revenus similaires peuvent se retrouver avec des réalités très différentes, selon la façon dont leurs retraits sont imposés.
- Ne pas planifier le décaissement. Accumuler de l’épargne est une étape importante. Mais la manière dont elle est utilisée à la retraite l’est tout autant.
Pris individuellement, ces éléments peuvent sembler secondaires. Ensemble, ils contribuent pourtant à fragiliser l’équilibre financier à long terme.
L’objectif d’un plan de retraite n’est donc pas d’éviter toutes ces erreurs, mais de comprendre celles qui ont le plus d’impact, afin de poser des actions plus efficaces.
Pour approfondir ces enjeux, consultez notre article présentant les erreurs financières les plus fréquentes à la retraite, écrit à partir de témoignages de retraités.
Pourquoi l’éducation financière est essentielle pour préparer sa retraite
Les données du sondage mettent en lumière la difficulté à bien saisir l’impact des décisions financières à long terme.
La retraite repose sur plusieurs éléments interreliés : les régimes publics, l’épargne personnelle, la fiscalité, les placements, le moment des retraits. Pris individuellement, ces concepts peuvent sembler accessibles. Ensemble, ils deviennent plus complexes à organiser.
Sans repères clairs, il est difficile d’avoir une vision d’ensemble. Certaines décisions sont reportées. D’autres sont prises en fonction d’habitudes ou de recommandations générales, sans toujours tenir compte de sa réalité.
C’est souvent à ce niveau que se creuse l’écart entre différentes situations financières à la retraite.
Développer ses connaissances permet de mieux comprendre les options disponibles et de faire des choix plus cohérents. Cela ne signifie pas qu’on doit tout maîtriser, mais plutôt qu’on doit être capable de poser les bonnes questions et d’identifier les actions prioritaires.
Structurer sa démarche pour mieux préparer sa retraite
Comprendre les principes de base est une première étape importante. Encore faut-il être en mesure de les appliquer à sa propre situation.
C’est souvent à ce moment que les questions se multiplient. Par où commencer? Quelles priorités établir? Quel impact auront les décisions prises aujourd’hui sur nos besoins de demain?
Sans cadre clair, c’est facile de se disperser ou de remettre certaines actions à plus tard. C’est dans cette optique que le programme EN ROUTE a été conçu.
Il propose un accompagnement structuré qui permet d’aborder, étape par étape, les principaux éléments d’une planification financière complète.
Le programme couvre notamment :
- L’analyse de sa situation financière, incluant le budget, le bilan, la capacité d’épargne et la mise en place d’un fonds d’urgence.
- La planification de la retraite, pour comprendre les différentes sources de revenus, comme les régimes publics (RRQ, PSV, SRG), les régimes privés et les comptes enregistrés.
- L’optimisation fiscale, afin de mieux utiliser les outils comme le CELI, le REER ou le REEE, et comprendre l’impact de l’impôt sur les décisions financières.
- Les bases de l’investissement, incluant les types de placement, la gestion de portefeuille et les rendements à long terme.
- Les plateformes et les outils, pour investir de façon autonome et cohérente avec son profil d’investisseur.
Ce parcours permet de replacer chaque décision dans un contexte logique, plutôt que les aborder de façon isolée.
L’objectif est de bâtir un plan clair, adapté à sa réalité et suffisamment structuré pour être appliqué de façon autonome.
Pour les personnes qui souhaitent aller plus loin et mieux organiser leur démarche, ce type d’accompagnement peut représenter un excellent point de départ.
Pour illustrer concrètement ces concepts, vous pouvez consulter le témoignage d’un participant au programme EN ROUTE. Il partage les actions qu’il a mises en place et les résultats obtenus.
En résumé
Les données récentes sur la retraite au Québec peuvent soulever des inquiétudes. Elles mettent en lumière des réalités différentes et des écarts importants entre les situations. Elles ne doivent toutefois pas être interprétées comme une fatalité.
La retraite ne repose pas uniquement sur le niveau de revenu atteint à un moment précis. Elle se construit graduellement, à travers les décisions prises tout au long du parcours.
Comprendre les mécanismes en jeu, structurer sa démarche et poser des actions cohérentes permet de réduire l’incertitude et de mieux orienter ses choix.
Chaque situation est différente. Mais dans tous les cas, une meilleure compréhension de sa réalité financière demeure un point de départ essentiel.
Si cet article vous amène à réfléchir à votre propre préparation, c’est déjà un pas dans la bonne direction. Mieux comprendre, c’est souvent ce qui fait toute la différence entre subir sa retraite et choisir sa retraite.
FAQ : préparer sa retraite au Québec
Est-ce que les programmes publics sont suffisants pour vivre à la retraite?
Les programmes publics, comme la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) et le Régime de rentes du Québec (RRQ), constituent une base importante. Toutefois, dans la majorité des cas, ils ne permettent pas de maintenir le même niveau de vie qu’avant la retraite. Une épargne personnelle vient généralement compléter ces revenus.
À quel moment devrait-on commencer à planifier sa retraite?
Il est préférable de commencer le plus tôt possible, mais il n’est jamais trop tard pour s’y intéresser. Même une planification amorcée en milieu ou fin de carrière active peut avoir un impact positif. Elle permet de mieux structurer ses décisions et d’optimiser les ressources disponibles.
Combien faut-il épargner pour la retraite?
Il n’existe pas de montant universel. Les besoins varient selon le mode de vie, les projets et les sources de revenus disponibles à la retraite. L’objectif est généralement de remplacer une partie de son revenu de travail, souvent autour de 60 % à 70 %, en combinant les différentes sources de revenus.
Est-ce que je dois absolument investir pour préparer ma retraite?
L’investissement permet de faire croître son épargne et de compenser l’effet de l’inflation à long terme. Sans prendre de risques élevés, on peut mettre en place une stratégie adaptée à son profil et à son horizon de placement.
Pourquoi la fiscalité est-elle importante à la retraite?
La fiscalité influence directement le revenu disponible. Deux personnes ayant des revenus similaires peuvent payer des montants d’impôt très différents selon la façon dont leurs revenus sont structurés. Une bonne planification permet d’optimiser les retraits et de limiter l’impact fiscal.
Est-il possible d’améliorer sa situation financière même à l’approche de la retraite?
Oui. Certaines actions peuvent être mises en place, comme revoir son budget, optimiser ses placements ou ajuster sa stratégie de décaissement. Une meilleure compréhension de sa situation permet souvent d’identifier des leviers concrets.
