Commencer à investir tôt représente un avantage immense. Entre 18 et 25 ans, plusieurs jeunes adultes commencent à s'intéresser à la Bourse, aux FNB, au courtage en ligne et à l'investissement autonome.
Pourtant, plusieurs investisseurs concentrent leurs efforts au mauvais endroit.
Certains cherchent l'action « parfaite ». D'autres tentent de prévoir les marchés ou de générer des rendements rapides. Pourtant, les décisions qui influencent réellement le patrimoine sont souvent beaucoup moins visibles.
Les frais, les émotions, les comportements impulsifs et les mauvaises stratégies peuvent réduire considérablement les rendements sur plusieurs décennies. À l'inverse, quelques bonnes habitudes simples peuvent améliorer les résultats à long terme.
Voici les principaux concepts à comprendre pour investir jeune avec une approche plus solide, disciplinée et durable.
📌 En bref :
- Investir entre 18 et 25 ans permet de profiter davantage du rendement composé sur plusieurs décennies.
- Les frais de gestion peuvent réduire considérablement les rendements à long terme.
- La volatilité et le risque ne représentent pas exactement la même réalité en investissement.
- Les comportements impulsifs nuisent souvent davantage aux rendements que les fluctuations des marchés.
- Une stratégie simple, diversifiée et disciplinée peut améliorer les résultats à long terme.
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Pourquoi investir jeune change tout
Entre 18 et 25 ans, le temps devient un avantage énorme
Plusieurs investisseurs croient que le facteur le plus important est le rendement obtenu chaque année. Pourtant, en investissement, le temps et la constance ont souvent un impact encore plus important sur les résultats à long terme.
Le temps représente probablement l'outil le plus puissant en investissement. Plus l'horizon est long, plus le rendement composé peut jouer en votre faveur.
Même des cotisations modestes peuvent croître de façon importante après plusieurs décennies.
Concrètement, cela signifie que vos rendements commencent eux aussi à générer des rendements. Avec le temps, la croissance devient exponentielle plutôt que linéaire.
Par exemple, investir 250 $ par mois à partir de 20 ans peut produire un résultat très différent que de commencer à 35 ans, même avec des cotisations plus élevées par la suite.
📌 Source : Le calculateur « La magie de l'intérêt composé » de l'Autorité des marchés financiers (AMF) permet d'illustrer concrètement cet effet à long terme.
Dans l'exemple précédent, investir 250 $ par mois entre 20 et 65 ans pourrait générer plus de 900 000 $. En commençant seulement à 35 ans, le montant accumulé serait beaucoup plus faible, malgré un rendement identique.
🚨 Attention : Ces calculs sont simplifiés à des fins pédagogiques et ne garantissent aucun rendement futur.
💡 Pour approfondir le sujet, consultez aussi notre article sur investir 100 $ par mois.
Les frais peuvent freiner votre patrimoine
Les frais de gestion semblent souvent petits lorsqu'on regarde un pourcentage annuel. Pourtant, leur impact réel devient énorme sur un horizon de 30 ou 40 ans.
C'est particulièrement important pour les jeunes investisseurs, puisque les frais réduisent directement le rendement composé.
Même une différence de 1 % ou 1,5 % peut représenter plusieurs dizaines de milliers de dollars après plusieurs décennies d'investissement.
Pourquoi les frais comptent autant
Les frais de gestion s'appliquent chaque année, peu importe les conditions du marché. Contrairement à une baisse temporaire des marchés, ces coûts sont permanents.
Lors d'une année où les marchés sont en baisse, les frais continuent généralement d'être prélevés malgré les pertes du portefeuille. Cette réalité peut réduire encore davantage le rendement net obtenu par l'investisseur.
Voici un exemple concret. Un investisseur de 30 ans possède déjà 50 000 $ en placements. Il continue d'investir 250 $ par mois, soit 3 000 $ par année, jusqu'à l'âge de 65 ans et obtient un rendement annuel moyen avant frais de 7 %. En considérant des frais annuels de 2 %, un niveau comparable à certains fonds communs de placement, la somme accumulée à 65 ans serait d'environ 526 000 $, comparativement à près de 948 000 $ sans frais de gestion. La différence est considérable.
📌 Source : Le calculateur « L'impact des frais d'investissement » de l'Autorité des marchés financiers (AMF) permet d'illustrer concrètement cet effet à long terme.
Ainsi, un portefeuille investi pendant 35 ans avec des frais de 2 % obtiendra généralement un résultat beaucoup plus faible qu'un portefeuille similaire avec des frais réduits.
Les FNB indiciels et les FNB tout-en-un permettent souvent de réduire considérablement ces frais tout en maintenant une bonne diversification.
💡 Pour mieux comprendre leur fonctionnement, consultez notre guide pour démystifier les FNB ou notre article qui explique comment choisir un FNB adapté à vos objectifs financiers.
Réduire les frais sans improviser
Cependant, réduire les frais ne signifie pas automatiquement que l'investissement autonome sera la meilleure solution pour tout le monde.
Un portefeuille à faibles frais peut malgré tout produire de mauvais résultats si l'investisseur prend des décisions impulsives ou utilise une stratégie mal adaptée.
Par exemple :
- Vendre pendant une baisse
- Investir sans diversification
- Multiplier les transactions
- Suivre des tendances spéculatives
- Tenter de battre constamment le marché
Dans certains cas, payer un professionnel compétent peut coûter moins cher que les erreurs causées par un manque de connaissances ou de structure.
👉 Pour plusieurs investisseurs, apprendre progressivement avec une approche claire et disciplinée peut être plus utile que de simplement chercher les placements les moins chers. Le programme EN ROUTE propose justement un accompagnement axé sur l'autonomie financière et la compréhension des stratégies d'investissement.
Volatilité et risque : deux réalités différentes
Plusieurs investisseurs associent automatiquement les fluctuations boursières au risque. Pourtant, la volatilité et le risque ne représentent pas exactement la même chose.
La volatilité mesure surtout l'ampleur des variations de prix à court terme. Le vrai risque dépend plutôt de votre capacité à atteindre vos objectifs financiers.
Les principaux types de risque en investissement
Lorsqu'on parle d'investissement, plusieurs personnes pensent immédiatement aux fluctuations des marchés boursiers. Pourtant, la volatilité représente seulement une partie du risque.
En réalité, plusieurs types de risques peuvent affecter un portefeuille et la capacité d'atteindre ses objectifs financiers à long terme.
- Risque d'inflation : ce risque correspond à la perte du pouvoir d'achat au fil du temps. Un placement trop conservateur pourrait générer un rendement insuffisant pour maintenir la valeur réelle du patrimoine.
- Risque de rendement : ce risque représente la possibilité qu'un portefeuille obtienne un rendement inférieur aux attentes ou insuffisant pour atteindre certains objectifs financiers.
- Risque de liquidité : certains placements peuvent être plus difficiles à vendre rapidement ou entraîner des pénalités lors d'un retrait. Ce risque devient particulièrement important lorsqu'un investisseur pourrait avoir besoin de son argent à court terme.
- Risque de séquence : ce risque survient lorsqu'une forte baisse des marchés se produit à un mauvais moment, notamment près de la retraite ou pendant la période de décaissement.
- Risque comportemental : les émotions et les biais cognitifs peuvent aussi nuire aux rendements. Vendre pendant une baisse importante ou investir sous l'effet de l'euphorie représente un risque souvent sous-estimé.
🚨 Attention : Un placement peu volatil n'est pas automatiquement moins risqué sur un horizon de plusieurs décennies.
La volatilité n'est pas toujours le vrai risque
Une baisse temporaire des marchés n'entraîne pas automatiquement une perte permanente.
Entre 18 et 25 ans, plusieurs investisseurs disposent d'un horizon suffisamment long pour tolérer davantage de fluctuations à court terme. Cette réalité peut permettre une exposition plus importante aux actions et aux FNB diversifiés, selon les objectifs et la tolérance au risque.
Pour un investisseur ayant un horizon de plusieurs décennies, ces fluctuations peuvent même devenir normales.
Historiquement, les marchés boursiers ont traversé plusieurs périodes difficiles :
- Récessions
- Crises financières
- Pandémies
- Hausses des taux d'intérêt
Malgré cela, les marchés ont généralement continué de progresser à long terme.
👉 Notre article sur comment gérer vos placements en période de baisse explique comment mieux réagir pendant les périodes de volatilité.
Certains placements « sécuritaires » peuvent être risqués
À l'inverse, certains placements très stables peuvent devenir risqués lorsqu'ils sont utilisés pendant plusieurs décennies.
Un CPG ou un placement garanti protège généralement le capital à court terme. Toutefois, son rendement pourrait devenir insuffisant pour surpasser l'inflation après impôt.
Dans ce contexte, le risque devient différent :
- Perte de pouvoir d'achat
- Croissance insuffisante du patrimoine
- Incapacité d'atteindre certains objectifs financiers
Autrement dit, un placement peu volatil n'est pas automatiquement un placement peu risqué.
👉 Pour mieux comprendre les différences entre sécurité, rendement et liquidité, consultez notre article sur le triangle de l'investissement.
💡 Toutefois, si vos objectifs ou votre horizon de placement favorisent des placements garantis, consultez aussi notre guide pratique sur les placements sécuritaires à court terme pour en savoir plus.
Les erreurs qui nuisent aux rendements
Les marchés financiers sont rarement le principal problème des investisseurs. Les comportements humains jouent souvent un rôle beaucoup plus important.
Certaines erreurs reviennent fréquemment chez les jeunes investisseurs.
Acheter selon les émotions
La peur et l'euphorie influencent fortement les décisions financières.
Plusieurs investisseurs achètent après une forte hausse et vendent après une baisse importante. Pourtant, cette logique produit souvent l'inverse du résultat recherché.
🚨 Attention : Réagir constamment aux nouvelles économiques ou aux mouvements quotidiens des marchés peut nuire aux rendements à long terme.
Chercher les prochains grands gagnants
Les réseaux sociaux mettent souvent de l'avant des rendements spectaculaires ou des stratégies très agressives. Cependant, ces contenus montrent rarement les pertes ou les risques associés.
De plus, plusieurs investisseurs surestiment leur capacité à identifier les prochaines actions gagnantes de façon constante.
Une stratégie basée uniquement sur quelques titres populaires augmente souvent le risque de concentration.
🚨 Attention : Si des influenceurs financiers suggèrent de concentrer une grande partie de votre portefeuille dans quelques actions populaires, prenez un pas de recul et revenez à votre plan d'investissement ainsi qu'à votre niveau de tolérance au risque.
Méfiez-vous des stratégies présentées comme faciles
Les promesses de rendement rapide attirent naturellement l'attention, surtout lorsqu'elles sont accompagnées de captures d'écran impressionnantes ou d'histoires de succès.
Cependant, plusieurs stratégies populaires sur Internet reposent davantage sur la spéculation que sur une véritable gestion du risque.
Avant d'investir, il reste important de comprendre :
- La stratégie utilisée
- Le niveau de risque
- L'horizon de placement
- La diversification du portefeuille
👉 Notre article sur les biais cognitifs en investissement explique pourquoi certaines erreurs psychologiques reviennent fréquemment chez les investisseurs.
Ne pas profiter des comptes enregistrés
Une autre erreur fréquente consiste à investir sans utiliser les comptes enregistrés disponibles, comme le CELI, le CELIAPP et le REER.
Pourtant, ces comptes permettent souvent de réduire l'impôt, de protéger les rendements ou d'accélérer la croissance du patrimoine à long terme.
Sur plusieurs décennies, les avantages fiscaux perdus peuvent représenter des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars.
Le choix du bon compte dépend toutefois :
- Du revenu
- Des objectifs financiers
- De l'horizon de placement
- De la situation personnelle
👉 Pour mieux comprendre les différences entre ces options, consultez notre guide pour choisir un véhicule d'investissement au Québec.
💡 Même si vous n'êtes plus dans la tranche d'âge des 18 à 25 ans, certaines erreurs financières peuvent continuer de ralentir la croissance du patrimoine. Pour aller plus loin, consultez aussi nos articles sur les erreurs financières à éviter dans la trentaine et les erreurs qui freinent votre liberté financière dans la quarantaine.
Les habitudes qui améliorent les rendements
Les investisseurs expérimentés ne cherchent pas toujours les stratégies les plus complexes. Plusieurs obtiennent surtout de meilleurs résultats grâce à des habitudes simples et constantes.
Miser sur la discipline
Une stratégie imparfaite appliquée pendant 25 ans produit souvent de meilleurs résultats qu'une stratégie théoriquement parfaite constamment abandonnée.
Les bonnes habitudes incluent notamment :
- Investir régulièrement
- Maintenir une diversification adéquate
- Éviter les réactions impulsives
- Contrôler les frais
- Conserver une vision à long terme
Automatiser les cotisations
L'automatisation permet aussi de réduire plusieurs erreurs comportementales.
En investissant automatiquement chaque mois, vous réduisez la tentation de tenter de prévoir les marchés ou d'attendre « le bon moment ».
Cette approche, connue sous le nom d'investissement périodique par sommes fixes (ou DCA en anglais), favorise également la constance et la discipline financière.
Elle permet aussi de réduire l'impact émotionnel des fluctuations des marchés et d'investir de façon plus régulière à long terme.
👉 Pour approfondir ces concepts, consultez aussi notre article sur ce que les investisseurs expérimentés font différemment.
Faut-il investir ou rembourser ses dettes ?
Cette question dépend principalement du type de dette et du taux d'intérêt associé.
Par exemple, rembourser une dette de carte de crédit à 20 % représente généralement une priorité beaucoup plus importante qu'investir en Bourse.
À l'inverse, certaines dettes à faible taux, comme un prêt étudiant ou une hypothèque, peuvent offrir davantage de flexibilité selon les objectifs financiers et la tolérance au risque.
Il reste donc important d'évaluer :
- Le coût réel de la dette
- Le rendement espéré des placements
- La stabilité financière
- L'horizon d'investissement
Une bonne stratégie financière repose rarement sur une seule décision isolée.
💡 La question « investir ou rembourser ses dettes » dépend souvent de plusieurs facteurs financiers et fiscaux. Pour mieux comprendre les différents types de comptes disponibles selon votre situation, consultez aussi notre guide pour choisir un véhicule d'investissement.
Ce qu'il faut retenir
Investir jeune offre un avantage considérable, mais certaines erreurs peuvent réduire fortement les résultats à long terme.
Les frais élevés, les réactions émotionnelles, le manque de diversification et les décisions improvisées nuisent souvent davantage aux rendements que les fluctuations normales des marchés.
À l'inverse, une approche disciplinée, diversifiée et adaptée à vos objectifs peut améliorer considérablement vos résultats sur plusieurs décennies.
Pour les investisseurs de 18 à 25 ans, les premières décisions financières ont souvent un impact beaucoup plus important que le choix du « meilleur » placement.
Le plus important n'est pas nécessairement de trouver le placement parfait, mais plutôt d'éviter les erreurs qui freinent la croissance du patrimoine à long terme.
👉 Si vous souhaitez passer à l'action avec davantage de confiance et de structure, le programme EN ROUTE propose un accompagnement pratique pour mieux comprendre l'investissement et développer votre autonomie financière.
FAQ – Investir jeune et l’impact des frais de gestion
Quel est le meilleur âge pour commencer à investir ?
Le meilleur moment pour commencer à investir reste généralement le plus tôt possible, même avec de petits montants.
Les frais de gestion ont-ils vraiment un gros impact ?
Oui. Une différence de frais de 1 % peut représenter plusieurs dizaines de milliers de dollars sur plusieurs décennies.
Les FNB sont-ils adaptés aux débutants ?
Oui. Les FNB indiciels et les FNB tout-en-un peuvent offrir une diversification simple et des frais généralement plus faibles.
Est-il préférable d'investir seul ou avec un professionnel ?
Cela dépend surtout des connaissances, du niveau de confort et de la capacité à maintenir une stratégie disciplinée à long terme. Aussi, un conseiller financier peut vous aider à éviter des erreurs coûteuses.
Peut-on investir même avec un petit revenu ?
Oui. Commencer avec de petites cotisations régulières peut déjà permettre de développer de bonnes habitudes financières.
Est-ce une bonne idée d'investir entre 18 et 25 ans ?
Oui. Commencer tôt permet de profiter davantage du rendement composé et d'investir sur un horizon beaucoup plus long.
Quels placements privilégier entre 18 et 25 ans ?
Cela dépend des objectifs, du niveau de risque et de l'horizon de placement. Pour plusieurs investisseurs, les FNB diversifiés représentent une solution simple et efficace à long terme.
